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Inspiration culinaire

La cuisine, c'est un art en soi. Et comme n'importe quelle forme d'art, il est toujours permis de la pratiquer en amateur.

La cuisine a ceci de fabuleux qu'elle se partage, qu'elle est éphémère et qu'à chaque nouvelle tentative d'une même recette, les variations sont extraordinairement illimitées.

Mes premiers pas en cuisine étaient très scolaires. Je me fiais au minutage conseillé sur le paquet de pâtes ou de riz, pesais le moindre gramme de farine que je tamisais soigneusement, étalonnais le moindre décilitre de lait. Le résultat n'en était que plus régulier... et uniforme. Je mangeais toujours la même chose, cuisinée de la même manière.

Vinrent les années d'étude. Ma première année d'université fut bien plus culinaire que studieuse. A cette époque, je n'avais pas encore rencontré d'amis et mes soirées étaient toutes dédiées à la révolte de mes spatules et plats à gratins contre le dictat de mes apprentissages d'économie familiale à l'école secondaire. Ma maman m'avait rédigé un beau carnet de ses meilleurs menus. Et c'est là que la touche d'improvisation a pris le pas dans ma vie gourmande. Je suis devenue cheffe d'orchestre dans ma cuisine. J'ai appris à composer sans les instruments indispensables à la symphonie dînatoire et à oeuvrer sans balance ni mélangeur. La cuisine de maman, elle, regorgeait d'ustensiles plus incroyables les uns que les autres. J'ai découvert que sans ustensiles particuliers, il était toujours possible de manger. J'ai d'abord remplacé le minuteur par ma montre, pour finalement l'oublier et prendre le temps de goûter. Rien de tel que la dégustation pour connaître le moment idéal du service. Pour la suite, j'ai usé de ruse. Une fourchette à la place d'un mélangeur, un verre comme mesurette, un couteau unique pour toutes les découpes. Et finalement, j'ai également mis un peu de piment (dans tous les sens du terme) dans ma façon d'apprêter les mets. J'ai appris le nom des épices, des condiments, découvert une variété de poivres et de sels, pris la peine de goûter, de tester...

J'ai inventé des recettes dont jamais je ne retrouverai le secret. Comme un tableau abstrait, dont il est impossible de reproduire le geste créateur. Le bon mélange de couleurs, la bonne dose d'eau, la bonne largeur de pinceau et l'inspiration ne sont jamais deux fois les mêmes. Et j'adore déguster ces oeuvres d'art qui disparaissent dans les estomacs.

25 avril 2011

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Carnet de route et déroute

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Bienvenue dans mon bac à scrabble.

Lili on the bridge a été un bureau de gestion de projets artistiques et culturels. Aujourd'hui, c'est un carnet de route et déroute.

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