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Je me voyais déjà

Je m'imaginais devenir grand reporter, vivant à travers le monde, à découvrir de grands secrets, à parcourir les villes et les paysages les plus invraisemblables et à côtoyer les personnalités les moins accessibles.

Je m'imaginais devenir ethnologue, parlant des langues obscures, avec des populations ignorées et à comprendre le sens réel de leurs aspirations.

Je m'imaginais devenir historienne de l'art, spécialiste de grands peintres reconnus, auprès des institutions les plus réputées de ce monde.

Je m'imaginais vivre un peu à Paris, Skopje, Dublin ou St-Petersbourg, voyager en Chine, aux Etats-Unis ou sur les Iles Tuvalu.

Oui, j'imaginais que cela serait possible, très rapidement.

Aujourd'hui, je ne regrette en rien d'avoir imaginé... d'avoir nourri des démesures. Rêver m'a rendue attentive, ambitieuse... mais réaliste aussi! Car imaginer n'est pas toujours réaliser. Heureusement, car ce que je réalise aujourd'hui est pour moi d'autant plus inattendu et goûteux! M'imaginais-je monter mon propre projet professionnel? En aucun cas. M'imaginais-je trouver dans la simplicité autant de joie? M'imaginais-je cultiver un jardin, patienter après avoir semé, regarder croître des fleurs? Grand jamais.

Je porte un grand respect à ceux qui restent en un lieu, apprennent à le comprendre, à l'apprivoiser, le subissent parfois. J'admire cette capacité à s'investir, oser prendre des responsabilités. Ce ne sont pas des chaînes que de s'attacher à quelque part. C'est s'ancrer dans une terre, c'est y pousser, c'est accepter de ne pas en fuir les inconvénients. C'est devenir un arbre qui laisse passer le vent venu de l'inconnu caresser nos branches pour emporter un peu de nous vers le grand ailleurs.

30 juin 2010

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Carnet de route et déroute

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Bienvenue dans mon bac à scrabble.

Lili on the bridge a été un bureau de gestion de projets artistiques et culturels. Aujourd'hui, c'est un carnet de route et déroute.

Simplement.