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Les nuits peureuses

C'est décidé, je n'aurai pas peur. Habiter seule, ce n'est pas une nouveauté et je n'ai jamais craint de rentrer tard chez moi, ni imaginé de scénario qui me tétaniserait au fond de mon lit. Ce n'est pas en emménageant dans le coin le plus calme de la planète que cela va changer. Enfin... jusqu'à ce que j'entende ce son de cloche, pendant la nuit. Je me suis dressée dans mon lit, ai tendu l'oreille, oui oui, ce sont bien des sonnettes de vaches que j'entends. Quoi d'anormal, à la montagne, me direz-vous? Les vaches ne portent pas de cloches l'hiver.

Et toutes les nuit, je perçois le tintement grave et lent de sonnailles, alors que les ruminants dorment tranquillement dans leur ferme... Et pourquoi, moi, je ne peux pas retrouver les bras de Morphée? Redouter la venue d'un inconnu pendant la nuit, d'accord, se protéger d'un éventuel vol, pourquoi pas, mais craindre le bruit d'un cloche, est-ce vraiment raisonnable? Une vache fantôme hanterait-t-elle le pré avoisinant, viendrait-elle créer la panique chez un ancien maître au bâton un peu trop leste? Quelles drôles d'idées, franchement.

L'hiver, les cloches sont rangées dans les greniers, et le vent, qui s'infiltre dans les interstices de ces locaux haut perchés, s'amuse à caresser les battants contre le métal glacé... Et toutes les nuits, des vaches imaginaires peuplent mon environnement, paissent dans la neige stérile et provoquent ce frisson inattendu.

Vivez dans le silence de la montagne et chaque son, chaque indice de vie prendra un sens de contes et légendes.

8 mars 2010

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Carnet de route et déroute

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Bienvenue dans mon bac à scrabble.

Lili on the bridge a été un bureau de gestion de projets artistiques et culturels. Aujourd'hui, c'est un carnet de route et déroute.

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